Dans l'Union Européenne, les OGM sont soumis à une réglementation spécifique (Directive 2001/18) qui comprend une procédure d'évaluation sanitaire et environnementale. Impliquant l'Autorité Européenne de Sécurité Alimentaire (l'AESA), elle débouche parfois sur une autorisation de mise en culture ou d'utilisation dans l'alimentation humaine et animale.
L’explosion des "nouvelles techniques de sélection" (NBTs en anglais) sème la confusion. Ces techniques dites d’ « édition » interviennent sur le génome des organismes à la façon de ciseaux qui réalisent des « copier-coller » plus ciblés que ce que l’on savait faire jusqu’à présent mais non dépourvus d’effets collatéraux. Pour les experts en réglementation, elles ouvrent un nouveau casse-tête juridique. Faut-il oui ou non considérer ces constructions comme des OGM ? Faut-il surveiller ces cultures et les produits alimentaires qui en sont issus et prévoir une traçabilité ? Comment gérer la cohabitation de ces cultures ?
 
Bref nous voici retournés dans les années 90, avec la crise OGM. Les semenciers, généticiens, organismes d’évaluation, militants aiguisent leurs arguments.
Les Verts ont déjà organisé en février un colloque sur « Les OGM cachés ».
Ils publient une brochure « Les OGM sont de retour et… ils sont pire qu’avant » qui présente ces techniques et les risques qu’elles peuvent présenter.